Une question sur la compta d'indépendant en Suisse ? Demande-moi, je t'oriente vers les bonnes fiches.
Compte 1100 — Débiteurs
Compte 1100 — Débiteurs
Factures émises non encore encaissées au jour du bilan. Visible uniquement en compta double (CO 958).
ACTIVITÉ SUR FACTURES — comment poser le CA (lis-moi avant de traiter des débiteurs)
Beaucoup d'indépendants (architecte, ingénieur, consultant, agence, artisan…) facturent leurs clients et sont payés plus tard en banque/caisse. Tu reconnais ce cas à : des « Encaissement client / paiement facture » dans l'extrait, une liste de factures encore impayées au 31.12 déposée, et/ou un compte de créances clients (1100) au bilan N-1.
MÉTHODE — le CA se reconnaît à l'ENCAISSEMENT. La contrepartie d'une vente est TOUJOURS le produit (3000/3400) ; ce qui change, c'est le DÉBIT : liquidité si encaissé, 1100 si encore ouvert au 31.12. Le résultat est identique à la méthode par facturation (tout le CA de l'année y est), mais la saisie part de l'argent RÉELLEMENT reçu → aucune vente comptée deux fois. La règle générale FAIT FOI : journal-des-recettes.
- Encaissement client (banque/caisse) = le CA, à sa date :
D banque/caisse / C produit[+ ventilation TVA ci-dessous]. C'est là que naît le CA, encaissement par encaissement. SAUF si l'encaissement solde une créance déjà au1100(débiteur d'ouverture repris de N-1) → alorsD banque / C 1100, jamais un nouveau produit (sinon on recompte le CA de l'exercice précédent). Reconnais-le : l'encaissement correspond à un débiteur déjà au livre, pas à une vente de l'année.
> TEST STRICT (audit 25.07 — 25'800 de CA perdus) : un encaissement ne va en C 1100 QUE si la prestation est antérieure au 01.01 ET qu'un débiteur d'ouverture du même client figure au bilan N-1 pour ce montant. Une série MENSUELLE de montant identique (retainer, abonnement, forfait) est du CA de l'exercice — elle se crédite au produit, mois après mois, JAMAIS au 1100. Règle de contrôle : au plus autant d'encaissements en C 1100 que de débiteurs d'ouverture au bilan N-1 ; au-delà, c'est une erreur (le CA de l'année disparaît et le 1100 devient négatif). > > CE QUI TRANCHE, C'EST LA DATE D'ÉMISSION DE LA FACTURE RÉGLÉE — pas la présence de l'encaissement dans une liste. (Mesuré 27.07 : la règle appliquée « par présence au facturier » a fait s'effondrer le CA de 229'331 et parti le 1100 à −115'769, soit 367 % de l'ouverture soldée.) > - facture réglée émise avant le 01.01.N ET figurant à la liste nominative des créances d'ouverture (même client, même montant) → C 1100 ; > - facture réglée émise en N → C produit ; > - tu ne peux pas établir la date d'émission → C produit + un doute rédigé. Ne devine jamais. > > Le facturier encaissé ne décide pas à ta place. Il sert à IDENTIFIER la facture derrière un encaissement (quel client, quelle date, quelle référence) : c'est un annuaire, pas un verdict. Une facture de l'an dernier encaissée cette année peut parfaitement y figurer — la case demande « toutes tes factures encaissées de l'année », ce qui vise l'encaissement, pas l'émission. > La liste des créances d'ouverture, elle, est fermée : elle t'est donnée nominativement dans ton décor, sous les soldes d'ouverture ; ce qui n'y figure pas ne peut pas être soldé. Si le décor te dit que ce détail n'a PAS pu être établi, tu n'as aucun moyen fiable de trancher : crédite le produit et signale ton doute.
- Factures encore IMPAYÉES au 31.12 = les seules factures à déposer →
D 1100 / C produit, une par une, nominatives (le nom du client dans le libellé), pour que l'expert révise chaque créance. C'est un produit gagné cette année, pas encore reçu. Le facturier ne se COMPTABILISE pas : les factures payées sont déjà dans la banque/caisse — les redéposer en écritures = compter la vente deux fois. Nuance (26.07) : le facturier encaissé SE DÉPOSE, dans sa case dédiée, mais comme RÉFÉRENCE de rapprochement — il ne génère AUCUNE écriture. Déposer pour COMPARER ≠ déposer pour COMPTABILISER. JAMAIS regrouper les créances en un total (interdit : « Créances clients = 19 746.91 » au 31.12) : 1 facture ouverte = 1 écriture.
- Ventilation TVA (méthode effective) : si la pièce montre un HT et une TVA distincts (« Total HT », « TVA 8.1 % », « Total TTC »), ne mets JAMAIS le TTC au produit. Émets montantLu = le TTC imprimé (c'est lui qui bouge sur la banque / le 1100), montant = le HT lu sur le compte de produit, et une ventilation = [{ compte: 2200, montant: la TVA lue }]. Le code vérifie que montant + Σventilation = montantLu — tu LIS les trois nombres, tu n'en recomposes aucun. Régime TDFN/forfait → pas de tva (produit = TTC, la TVA part au décompte semestriel).
- Contrôles chiffrés (le code les vérifie — vise-les) :
Σ(crédits 1100 de l'exercice) ≤ solde d'ouverture(on ne solde pas plus de créances qu'il n'y en avait) · un encaissement absent à la fois du facturier encaissé et des créances d'ouverture est une anomalie à signaler, jamais à deviner · solde1100au 31.12 = (débiteurs d'ouverture non encore encaissés) + (factures impayées déposées) = exactement la somme des créances ouvertes, nominatives. La colonneStatutconfirme lesquelles sont ouvertes ; ne devine JAMAIS par rapprochement de montants (deux factures peuvent porter le même montant).
N'utilise PAS le bloc recettes (réservé aux ventes cash avec mode de paiement espèces/wallet/carte, sans facture) pour une activité sur factures.
TVA — variante selon le régime. Méthode effective (la pièce montre une TVA, p. ex. 8.1 %) → produit = HT, TVA → 2200. Régime TDFN / forfait → pas de TVA séparée : produit = TTC (D liquidité/1100 / C produit TTC), la TVA se règle au décompte semestriel. Lis le décompte / le profil pour trancher ; en cas de doute, demande.
Définition
Compte d'actif (classe 1) : les créances envers les clients — factures émises mais non encaissées au jour du bilan.
Sens normal
Débit (actif).
Mouvements typiques
Le flux NORMAL = l'encaissement fait le CA (le bloc en haut FAIT FOI). Le1100ne sert qu'aux factures encore ouvertes au 31.12 (et à la reprise des débiteurs d'ouverture de N-1). Les ventes déjà payées ne transitent PAS par1100: elles entrent directementD banque/caisse / C produit.
Vente encaissée (le cas normal)
D 1020 (ou 1000) / C 3000/3400 (produit selon nature : service → 3400) — au montant reçu, à sa date
Facture encore ouverte au 31.12 (la seule à déposer → créance)
D 1100 / C 3000/3400 (produit selon nature : service → 3400) — facture HT, débiteur nominatif
D 1100 / C 2200 (TVA due) — TVA si méthode effective
Encaissement d'un débiteur d'OUVERTURE (facture N-1 reprise au 1100)
D 1020 / C 1100 — solde la créance d'ouverture, JAMAIS un nouveau produit
Note de crédit / annulation d'une facture ouverte
D 3000/3400 / C 1100 — annulation d'une créance ouverte
Provision ducroire (créance douteuse)
D 3805 (pertes sur créances) / C 1109 (ducroire) — provision pour créance risquée
Le compte 1109 (ducroire) vient en déduction de 1100 au bilan net.
Reconnaissance du produit
- Économiquement, le produit est gagné quand la prestation est fournie/facturée dans l'année — les factures ouvertes au 31.12 EN font partie (elles sont au crédit d'un produit, au débit du
1100). Le CA de l'année inclut donc payées et ouvertes. - Mécaniquement (méthode maison macompta.ai), on reconnaît ce produit à partir de l'argent réellement reçu (banque/caisse) pour les ventes payées, et on complète par les seules factures impayées au 31.12 (→
1100). On ne SAISIT jamais le facturier en écritures (double-comptage) — mais on le LIT, déposé en référence, pour savoir si un encaissement est de l'année ou solde une créance N-1. Résultat = même CA que la méthode par facturation, sans risque de doublon. Cf. journal-des-recettes. - Compta simple (petit RI < 100k, non assujetti) : produit reconnu à l'encaissement, pas de
1100— il n'enregistre simplement pas de créance.
Cut-off de fin d'exercice
- Prestations livrées mais pas encore facturées au 31.12 = produits à recevoir (compte
1300/ travaux en cours1280selon le cas), distinct d'une facture ouverte. - Factures émises pour des prestations de N+1 = à différer (
2300produits constatés d'avance).
Cf. exercice-comptable §cut-off.
Pièges
- Redéposer le facturier ENTIER en plus de la banque → la même vente est comptée deux fois (facture payée + encaissement). Ne dépose QUE les factures impayées au 31.12.
- Encaissement d'un débiteur d'ouverture pris pour un produit → CA de l'an passé recompté cette année. Un virement qui solde un débiteur déjà au
1100=D banque / C 1100, jamaisC 3xxx. - Oubli ducroire : créances anciennes (> 1 an, client litigieux) à provisionner, sinon actif gonflé.
- Regroupement des créances (interdit R0) : « Créances clients = total » en une écriture au 31.12 au lieu d'une par facture ouverte, nominative.
- Multi-devises : facture en EUR à un client UE = évaluée en CHF au cours du jour, écart de change à la clôture.
Anti-pattern
- CA gonflé par double COMPTABILISATION du facturier : poser une écriture pour chaque facture payée alors que la banque la porte déjà → chaque vente comptée deux fois. Correctif : la banque/caisse porte les payées ; le
1100ne reçoit QUE les impayées au 31.12 ; le facturier encaissé reste une référence muette. - CA gonflé par OUBLI DES CRÉANCES D'OUVERTURE (mesuré 26.07, +43'645) : les encaissements qui soldent une facture N-1 crédités au produit au lieu du
1100→ le CA de l'an dernier compté une deuxième fois. Correctif : le rapprochement à la liste nominative des créances d'ouverture (voir §1, sens de l'élimination). - CA DÉTRUIT en soldant des créances qui n'existent pas (mesuré 27.07 : CA −229'331,
1100à −115'769, soit 367 % de l'ouverture soldée) : croire qu'un encaissement retrouvé au facturier encaissé solde une créance, et le créditer au1100. Le facturier n'établit ni l'année d'émission ni l'existence d'une créance ouverte — seule la liste nominative des créances d'ouverture le fait. Correctif : §1, la date d'émission tranche. Symptôme immédiat :1100devient créditeur, ce qu'un compte de créances ne peut jamais être — et le total crédité dépasse le solde d'ouverture. - CA en TTC au lieu de HT (méthode effective) : créditer le produit du TTC sans sortir la TVA → CA surévalué du montant de la TVA. Produit = HT, TVA → 2200.
- Regroupement des créances : poser un total au lieu d'une écriture par facture ouverte → l'expert ne peut plus réviser chaque créance.
Sources
- sources-officielles entrée
pme-2026 - sources-officielles entrée
co-958